« Des fourmis dans les jambes »
Samedi soir, David Sauget pourrait effectuer ses premiers pas sur la pelouse du Chaudron sous les couleurs stéphanoises. Un événement qu'il attend avec impatience. Le latéral, qui a disputé l'intégralité de la rencontre d'hier soir face à Agde, est également revenu sur cette partie qu'il a vécue difficilement sur le plan physique.
David, comment as-tu vécu la rencontre d'hier face à Agde ?
David Sauget : « Personnellement, cela a été dur, surtout physiquement. Nous avions fait une grosse séance d'entraînement lundi, et, durant la rencontre, j'avais l'impression de ne pas avoir de “jus”. Le fait d'avoir pris un coup dès les premières minutes m'a en plus handicapé jusqu'a la fin. Ce n'est pas un match qui restera dans les annales, mais il nous a permis de jouer 90 minutes. On en avait besoin, pour retrouver des sensations, des automatismes et travailler défensivement. »
Le championnat approche. Sens-tu la pression monter ?
David Sauget : « Non, pas encore. Je crois qu'on se rendra surtout compte mardi que cette première partie se profile, avec une semaine d'entraînement durant laquelle nous travaillerons différemment. Pour l'instant, nous sommes toujours dans la préparation, avec un match amical à disputer samedi. Face au Standard, nous devrons réussir une bonne prestation et régler certains détails, car nous encaissons trop de buts. »
Est-ce important pour un nouveau venu à Saint-Etienne de réussir cette première sortie à Geoffroy-Guichard ?
David Sauget : « Elle est importante pour l'équipe. Personnellement, on verra. Il faut déjà que le coach me convoque et me fasse entrer en jeu. Il alignera certainement l'équipe qui va débuter le championnat. J'espère pouvoir entrer en jeu et fouler cette pelouse. Si ce n'est pas le cas, ce sera pour le prochain match, ce n'est pas grave. J'attends vraiment de pouvoir évoluer devant ce public, de pouvoir sentir le soutien du peuple vert. J'ai des fourmis dans les jambes. »
"Je vais me surpasser!"
Déjà très bien intégré dans le groupe, l'ex-Nancéen David Sauget aborde la nouvelle saison avec envie et ambition Malgré la concurrence, le natif de Champagnole va tout faire pour s'imposer dans le onze de Laurent Roussey et attend, avec impatience, de revivre les joutes européennes via la coupe de l'UEFA
David, tu as vécu une fin de saison 2007/2008 compliquée. Les dirigeants de l'AS Nancy Lorraine ont beaucoup parlé ce qui n'a pas été ton cas. Comment as-tu vécu cet épisode?
J'ai forgé une carapace autour de moi. J'ai fait abstraction de tout ce qui se disait, le plus important étant que mes proches connaissent la vérité. Aussi, mes partenaires savaient très bien que je n'étais pas capable de faire ce qu'on m'a reproché. J'ai continué à être sérieux. Je me donnais à 100% aux entraînements afin de prétendre à une place de titulaire. En fait, je ne voulais pas tout gâcher.
Justement, n'as-tu pas l'impression que cet épisode ait entaché tes deux saisons sous le maillot nancéen?
Pas du tout. J'ai vécu deux années d'exception avec Nancy et notamment cette participation à la coupe de l'UEFA. Je pars la tête haute.
Pourquoi avoir choisit l'AS Saint-Etienne?
C'est un club qui m'a toujours fait vibrer. En plus, mon père a toujours été un grand supporter des Verts. Une passion qui date depuis la grande épopée en coupe d'Europe. Aujourd'hui, mon père est très fier de me voir porter le maillot de l'ASSE. Juste après mon transfert, quand je suis rentré avec le maillot vert, il y avait une certaine émotion. C'est une grande fierté.
"Aujourd'hui, mon père est très fier de me voir porter le maillot de l'ASSE"
Cédric Varrault, Mouhamadou Dabo... Que penses-tu de la concurrence à ton poste?
Depuis que j'ai commencé le football, cela n'a jamais été facile de gagner une place de titulaire. La concurrence ne me fait pas peur. A moi de prouver à l'entraîneur, pendant les entraînements, que je mérite d'être dans le onze de départ. Je n'ai jamais rien eu facilement. Ce n'est pas aujourd'hui que tout va changer.
Tu vas retrouver la coupe de l'UEFA. Quels souvenirs gardes-tu de cette compétition?
Ils sont très bons. Le premier tour qualificatif a été une expérience magnifique avec l'élimination de Shalke 04 dans un stade Marcel Picot en délire. Par la suite, nous avons réalisé un bon parcours lors de la phase de groupe, malgré le mauvais souvenir des incidents survenus lors de la réception du Feyenoord Rotterdam.
L'ASSE, un évolution logique selon toi?
Sans aucun doute, même si nous avons failli jouer la Ligue des Champions avec Nancy. L'ASSE est un club qui a fait vibrer toute la France et qui, encore aujourd'hui, jouit d'une grosse côte de popularité. Nancy à côté, ce n'est vraiment pas comparable, malgré les derniers bons résultats. A Saint-Etienne, il y a une bonne ambiance, un groupe jeune avec un potentiel de progression. Je pense avoir fait un très bon choix.
"Nancy à côté, ce n'est vraiment pas comparable"
Quels changements as-tu observé?
Au niveau de la préparation physique, il y a un meilleur suivi. Thierry est très à l'écoute des joueurs. On l'a senti lors de nos deux stages de présaison. Ensuite, il y a aussi les supporters qui sont d'un soutien inconditionnel. Par rapport à tout leur engagement, à nous de faire le travail sur le terrain et, pourquoi pas, décrocher un trophée en fin de saison! Les Verts ont terminé cinquième la saison passée et je pense qu'il faut toujours viser plus haut.
As-tu glissé quelques mots à l'attention de Sébastien Puygrenier?
Le lui ai dit beaucoup de bien du club et je serais très content de le retrouver. Maintenant, ce n'est pas moi qui prend la décision (rires).
Tu nous parlais des supporters. A ce propos, comment as-tu vécu la ferveur du Chaudron en tant qu'adversaire?
Le souvenir qui m'a le plus marqué a été lorsque je portais le maillot de Besançon. C'était en Division 2 et j'ai eu la chair de poule. Les supporters, l'ambiance... c'était quelque chose de fantastique. J'ai même eu l'impression que les tribunes allaient nous "avaler" (rires). Alors voilà, maintenant que j'ai vécu la ferveur du Chaudron comme adversaire, je suis de l'autre côté et je vais me surpasser.